mercredi 28 décembre 2016

VERS SYDNEY (DE BERRY À MITTAGONG)

Adieu à nos amis de Canberra, et en route vers de nouvelles aventures.
Nous arrivons, sur la côte, dans le petit village de Berry (Nouvelle Galles du Sud), où nous attendent Corinne et David. Et dans ce hâvre de paix, fréquenté par les artistes et villégiature pour les Sydneysiders, nous allons nous laisser vivre au gré du temps qui s'écoule… n'est-ce pas Monique ?


Après ces dernières semaines denses et actives, un peu de farniente va nous faire du bien. Il faut dire que l'environnement et nos hôtes nous ont grandement facilité la tâche !

      

      

Une coupe de champagne en profitant du crépuscule nous revigore avant de passer à table…

      

Quant à notre "suite", je vous laisse le soin d'apprécier combien nous fûmes gâtés !


Ce qui nous a nullement empêché de continuer à alimenter notre blog pour que vous ne perdiez aucune miette de notre périple…


Sans oublier les fabuleux petits-déjeuners dans le jardin…


… en compagnie d'hôtes délicieux…


… avec pour seuls voisins des oies attirées par les reliefs du matin…


C'est à regret que nous quittons Corinne et David pour reprendre la route, Trish au volant… pour nous rapprocher de Sydney. D'ailleurs, si nous avions eu du temps, nous aurions pu prendre le train jusqu'à Sydney (3 heures), ce que font régulièrement Corinne et David lorsqu'ils vont à l'Opéra de Sydney. Ce sera pour une prochaine fois… En tout cas, double merci à Corinne et David, qui nous  ont remis en forme avant d'entamer la dernière partie de notre voyage.
Notre prochaine et dernière étape avant Sydney. Après avoir circulé dans la Vallée des Kangourous, nous voilà à Mittagong

… où nous attendent Lucy et Willie et leurs deux fils, qui gambadent pieds nus, toute la journée et même dans la forêt. Et là, loin de la civilisation, puisque Lucy et Willie se sont installés il y a plus de quinze ans dans une cabane en bois, couverte d'une méchante toiture en tôle rouillée, au milieu d'un immense terrain, peuplé de kangourous…

      
Ils ont une vache et un veau. Et avec le lait, Lucy produit des fromages, qu'elle vend sur internet.

Ils vivent en complète autarcie du produit de leur ferme. Willie, comme son père est architecte. C'est son père, Peter Hall qui a achevé l'Opéra de Sydney, après que le concepteur, l'architecte danois Jørn Utzon eut été viré. Réalisation trop longue (inauguration en 1973 par la Reine Elizabeth), trop coûteuse (prévisionnel : 7 millions de dollars australiens, 3 ans de travaux; réalisation 100 millions de dollars australiens, 15 ans de travaux)… Ainsi le rêve de Jørn Utzon s'est-il transformé en cauchemar, puisqu'il est mort seul, déprimé, alcoolique, sans jamais avoir vu sa réalisation… Je vous réserve un blog à-part sur ce que j'appelle "La Malédiction de l'Opéra de Sydney"… et la réhabilitation nécessaire, car non seulement humaine, mais surtout naturelle d'un homme qui a terminé ce chantier, pour en faire cet édifice extraordinaire, inscrit au Patrimoine de l'Humanité : Peter Hall…!
Willie, quant à lui, réalise, avec un ami architecte, des maisons "propres", à taux faible d'empreinte carbone.
Très affecté par cette malédiction, qui, par ricochet, a touché également son père, qui a fini comme Utzon, Willie a quitté l'école très tôt. Il n'a fait aucune étude. Et c'est un homme de génie, d'inventivité, de savoir- faire et de très grande humanité ! Si on me demandait ce que fait Willie, je dirais  "Il sait tout faire !"
Son terrain est un immense entrepôt, de véhicules de toute sorte, d'engins de chantier… Il récupère tout et il est en train d'aménager un wagon pour en faire des chambres d'hôte…
Et le soir, c'est notre premier barbecue australien… Lucy nous concoctant de délicieux petits plats.

      

Comme il y a toujours un lendemain à ces belles soirées d'échange et de convivialité et que "partir c'est mourir un peu", le cœur un peu serré, nous repartons vers notre destination. Non sans avoir auparavant aidé Willie à préparer la Volvo qu'il avait mise sur internet et que vient voir un futur acheteur…

… et il l'a vendue… Youpie !

(à suivre…)