dimanche 22 janvier 2017

BRISBANE ET LA CÔTE EST

Un nouvel avion nous conduit de Sydney à Brisbane.
Et nous sommes chanceux. Deux nouveaux amis, Elisabeth et Jaap, nous attendent pour nous faire découvrir la forêt tropicale du Queensland.
Nous délaissons la Gold Coast des surfeurs pour arriver à Eagle Heights sur le plateau de Tamborine Moutain. Le plateau est le résultat d'une éruption volcanique survenue il y a 25 millions d'année. Et il accueille aujourd'hui 7 000 habitants. N'oublions pas que nous ne sommes qu'à 30km de la Gold Coast et à 70km de Brisbane.
En route vers la Tamborine Rainforest Reserve, nous faisons une halte à la propriété viticole des O'Reilly's à Canungra Valley pour voir une multitude de Tortues d'eau douce qui s'ébattent dans la petite rivière au bas de la propriété.
Et puis sur la route du Parc National, nous rencontrons une Maman Kangourou et son Petit.
Puis nous arrivons à l'O'Reilly's Lodge de Rainforest Retreat, dans le Park Nationl de Lamington qui avec ses 200 variétés d'oiseaux, ses 500 chutes d'eau et ses 160 km de pistes a obtenu le statut d'Héritage Mondial.


Avant de s'enfoncer dans le Parc, nous profitons des perroquets près du Lodge…

      

Voici le profil de la forêt tropicale que nous avons visité…



… ou comment ça marche ?
Les vents Sud-Ouest dominants, venant de l'Océan Pacifique, balayent la face Nord-Est de McPherson Range. L'air chargé en humidité se refroidit, et en se condensant, il y a formation de brouillards qui tombent en pluie sur la forêt d'hêtre antarctique. Le vent mollissant sur les pentes Nord de la Chaîne McPherson, les chutes de pluies et l'humidité diminuent. Le réchauffement de la température sur des sols basaltiques vont permettre le développement de la végétation luxuriante de la forêt subtropicale humide. Plus au Nord, alors que les précipitations se raréfient, les plantes qui supportent mieux un climat plus sec remplacent la forêt subtropicale humide jusqu'à ce qu'on trouve des forêts clairsemées d'eucalyptus. C'est ainsi que plus on va vers le Nord, on trouve successivement: la forêt subtropicale humide tempérée, la forêt subtropicale humide fraîche, la forêt subtropicale humide chaude, la forêt subtropicale humide sèche, et enfin la forêt d'eucalyptus clairsemée.
Puis nous nous engageons sur la piste qui nous conduit dans la forêt subtropicale australienne… Et place à la féérie…





Les Black Booyong ou Argyrodendron trifolilatum sont une espèce d'arbres de la forêt subtropicale humide chaude qui se développent dans les grandes canopées, avec des écorces noires, disposées comme des écailles…


Et ces arbres sont enlacés dans un système de lianes, plantes grimpantes géantes, épaisses, qui s'attachent à leurs hôtes pour atteindre l'environnement riche et lumineux de la couche supérieure de la canopée de la forêt, tout en assurant à ces arbres une grande stabilité, par un enracinement profond. En outre ces lianes ne retirent rien de l'arbre hormis son soutien.

         

      

      

      

   

En quittant cette forêt exubérante, avec Joop et Elizabeth nous tombons sur des musky-rat-kangourous…

Désolé mes chers lecteurs du retard pris, dans la forêt subtropicale humide australienne, car j'étais en panne d'ordinateur… !
(à suivre…)











samedi 31 décembre 2016

SYDNEY !

Here we are !
La voiture de location laissée à l'aéroport, nous prenons le métro pour arriver à la gare centrale. Et là, moment d'émotion contenue. Déjà dans nos têtes s'égrènent des noms, des couleurs, des images, des sons, des odeurs, des personnes… Darwin, Kakadu, Deb, Litchfield, Alice Springs, Uluru, Melbourne, Bois Joli, Kathleen, Fiona et son mari, Hugh Ramsey, Melbourne Cup, Dinnie et Peter, Melanie, Tony et Anne, Canberra, Mary et Martin, Peter et sa compagne, James Turrel, Berry, Corinne et David, Mittagong, Lucy et Willie… Ce kaléidoscope, ce temps passé ensemble, la vie ensemble, avec notre admirable guide, Trish, qui nous a fait découvrir et aimer son pays et ses amis, tout ceci s'entrechoque dans nos têtes. Dans quelques minutes, ces instants que nous savourerons plus tard, quand le rideau de cette escapade tombera, nous y irons les chercher dans notre cœur… D'ores et déjà Trish, nous te disons un grand merci pour tout ce que tu nous as apporté et partagé avec beaucoup d'amour, de la part de tes "iques", turbulents, imprévisibles, contestataires, mais toujours fidèles… !
Et tirant, derrière toi, ta petite valise nous te voyons t'engager dans le portillon qui va te mener vers d'autres amis et nous, chargés "comme des abeilles" (clin d'œil à Mamymone), nous poussons nos deux grosses valises, sans oublier une petite, et deux autres sacs… vers d'autres découvertes !
Sydney, nous sommes à Sydney. La grande rivale de Melbourne, dont la fortune est liée à la ruée vers l'or dans les Goldfields, dans les années 1850-1860 !

La ville de Sydney
Sydney, tu étais enfouie dans ma mémoire. Le but inconscient de ce voyage en Australie c'était l'Opéra de Sydney. Lorsque j'ai 18 ans, mon parrain m'offre "L'Architecture du XX° Siècle". Je tombe fasciné sur l'Opéra de Sydney. Peut-être est-ce pour cela que j'ai fait des études d'architecte, bien éloignées de ce rêve australien ! En France, ce sera les Trente Glorieuses, avec les barres innommables de Grands Prix de Rome… où l'on passera du Bidonville de Nanterre aux "Villes Bidon" de Mai 68 !
Dans le blog précédent, je vous ai parlé de Peter Hall, qui a succédé à Jørn Utzon, dans la poursuite du chantier de l'Opéra, la Sydney Opera House (SOH), comme disent les Ozies.  Avant d'y consacrer un chapitre important pour la réhabilitation d'un homme et lui rendre publiquement justice, je vous laisse découvrir ce que nous avons vu…






L'Opéra vu depuis Sydney Harbour Bridge
     
   La Terrasse est un "must" pour les jeunes qui viennent prendre un verre après le travail…

   
… et où nous faisons connaissance de…Christine et Hamish qui nous invitent à leur table…

Avant de quitter Sydney, et comme les visites guidées de SOH étaient impossibles, nous avons eu la chance de voir Nijinski, la dernière création du chorégraphe américain, John Neumeier, directeur du Ballet de Hambourg, avec les Grands Ballets Australiens ! Et bien qu'étant au poulailler, la vision était totale et l'acoustique excellente… ce qui de ma part commence à devenir une gageure ! En même temps, Christine et Hamish assistaient à l'extérieur à un concert de Ben Harper & The Innocent Criminels
Mais tout ceci, parfaitement huilé, ne fut possible que grâce à l'extrême aide et gentillesse de Michel et de Jackie, sino-américano-aixois, qui partant le lendemain, l'une pour San Francisco et l'autre, pour Paris, non seulement nous ont déposé à l'heure, pour assister au spectacle de danse, mais surtout ont livré  nos bagages chez Heezee, notre futur "Airbnbiste", de retour de la Gold Coast
Eh oui, ce n'est pas fini !

(à suivre…)










mercredi 28 décembre 2016

VERS SYDNEY (DE BERRY À MITTAGONG)

Adieu à nos amis de Canberra, et en route vers de nouvelles aventures.
Nous arrivons, sur la côte, dans le petit village de Berry (Nouvelle Galles du Sud), où nous attendent Corinne et David. Et dans ce hâvre de paix, fréquenté par les artistes et villégiature pour les Sydneysiders, nous allons nous laisser vivre au gré du temps qui s'écoule… n'est-ce pas Monique ?


Après ces dernières semaines denses et actives, un peu de farniente va nous faire du bien. Il faut dire que l'environnement et nos hôtes nous ont grandement facilité la tâche !

      

      

Une coupe de champagne en profitant du crépuscule nous revigore avant de passer à table…

      

Quant à notre "suite", je vous laisse le soin d'apprécier combien nous fûmes gâtés !


Ce qui nous a nullement empêché de continuer à alimenter notre blog pour que vous ne perdiez aucune miette de notre périple…


Sans oublier les fabuleux petits-déjeuners dans le jardin…


… en compagnie d'hôtes délicieux…


… avec pour seuls voisins des oies attirées par les reliefs du matin…


C'est à regret que nous quittons Corinne et David pour reprendre la route, Trish au volant… pour nous rapprocher de Sydney. D'ailleurs, si nous avions eu du temps, nous aurions pu prendre le train jusqu'à Sydney (3 heures), ce que font régulièrement Corinne et David lorsqu'ils vont à l'Opéra de Sydney. Ce sera pour une prochaine fois… En tout cas, double merci à Corinne et David, qui nous  ont remis en forme avant d'entamer la dernière partie de notre voyage.
Notre prochaine et dernière étape avant Sydney. Après avoir circulé dans la Vallée des Kangourous, nous voilà à Mittagong

… où nous attendent Lucy et Willie et leurs deux fils, qui gambadent pieds nus, toute la journée et même dans la forêt. Et là, loin de la civilisation, puisque Lucy et Willie se sont installés il y a plus de quinze ans dans une cabane en bois, couverte d'une méchante toiture en tôle rouillée, au milieu d'un immense terrain, peuplé de kangourous…

      
Ils ont une vache et un veau. Et avec le lait, Lucy produit des fromages, qu'elle vend sur internet.

Ils vivent en complète autarcie du produit de leur ferme. Willie, comme son père est architecte. C'est son père, Peter Hall qui a achevé l'Opéra de Sydney, après que le concepteur, l'architecte danois Jørn Utzon eut été viré. Réalisation trop longue (inauguration en 1973 par la Reine Elizabeth), trop coûteuse (prévisionnel : 7 millions de dollars australiens, 3 ans de travaux; réalisation 100 millions de dollars australiens, 15 ans de travaux)… Ainsi le rêve de Jørn Utzon s'est-il transformé en cauchemar, puisqu'il est mort seul, déprimé, alcoolique, sans jamais avoir vu sa réalisation… Je vous réserve un blog à-part sur ce que j'appelle "La Malédiction de l'Opéra de Sydney"… et la réhabilitation nécessaire, car non seulement humaine, mais surtout naturelle d'un homme qui a terminé ce chantier, pour en faire cet édifice extraordinaire, inscrit au Patrimoine de l'Humanité : Peter Hall…!
Willie, quant à lui, réalise, avec un ami architecte, des maisons "propres", à taux faible d'empreinte carbone.
Très affecté par cette malédiction, qui, par ricochet, a touché également son père, qui a fini comme Utzon, Willie a quitté l'école très tôt. Il n'a fait aucune étude. Et c'est un homme de génie, d'inventivité, de savoir- faire et de très grande humanité ! Si on me demandait ce que fait Willie, je dirais  "Il sait tout faire !"
Son terrain est un immense entrepôt, de véhicules de toute sorte, d'engins de chantier… Il récupère tout et il est en train d'aménager un wagon pour en faire des chambres d'hôte…
Et le soir, c'est notre premier barbecue australien… Lucy nous concoctant de délicieux petits plats.

      

Comme il y a toujours un lendemain à ces belles soirées d'échange et de convivialité et que "partir c'est mourir un peu", le cœur un peu serré, nous repartons vers notre destination. Non sans avoir auparavant aidé Willie à préparer la Volvo qu'il avait mise sur internet et que vient voir un futur acheteur…

… et il l'a vendue… Youpie !

(à suivre…)