dimanche 22 octobre 2017

" OGA NO NAMAHAGE / LES NAMAHAGÉ D'OGA "

Vendredi matin, 20 octobre, nous quittons l'hôtel et son sento, car Shunsuke nous a réservé une navette, et au passage une surprise, pour aller à Oga… Nous n'en savons pas plus… Le concierge vient nous chercher en courant à notre chambre. Vite, on court à sa poursuite (on se rappelle qu'on est au Japon et que tout est bien organisé, huilé… ici le "service" veut dire quelque chose. Et s'il existe des "clubs-service", le Japon en soi est un "Pays-Service" !)
Au pied de l'hôtel… tiens ! pas de navette. En revanche, un taxi. Porte arrière gauche ouverte, Monique devant et sur le siège arrière un couple de Japonais !
Le taxi démarre. Très beau paysage, avec franchissement de cours d'eau, des petits lopins de terre avec des rizières, en contrebas de la route. Au bout d'une demi-heure, nous voilà arrivés, mais on ne sait où. Interrogeant les 2 passagers, dont la femme parle parfaitement l'anglais, je cherche l'endroit  où la navette (la vraie celle-là) nous conduira à la gare pour retourner à Akita, le soir.
Après avoir déposé nos affaires, à l'accueil, nous entrons dans le Musée d'Oga Shinzan.


Et nous voici plongés au cœur des légendes ancestrales du "Grand Nord" montagneux, sauvage et souvent glacial en hiver. Cette région où vécurent les derniers Aïnous de Honshu avant d'être refoulés à Hokkaido, il y a plus de 1000 ans.
Ce rituel est joué par de jeunes en masques de démons et en vêtements de paille de riz, des oni, qui font le tour des maisons à la Saint-Sylvestre. Ces démons font irruption dans les foyers à la recherche des jeunes femmes et des enfants. 

Ils crient à tue-tête : "Y a-t-il des enfants qui pleurent ? des enfants qui désobéissent à leurs parents ? des belles-filles qui négligent leur travail ?"  


Les divinités sont alors reçues par le chef de famille, en tenue de cérémonie, qui leur offre du sake et des mochi (douceur à base de riz gluant). 

Comme le maître de maison assure aux Namahagé qu'il n'y a pas de les démons sont rassérénés, et ils prennent congé, en promettant que l'année nouvelle la famille sera bénie, avec une récolte abondante, Puis ils s'en vont visiter une autre maison…

Ce qui est aussi intéressant c'est de voir l'origine de ce mythe, ou la "Légende des Namahagé d'Oga" ou la "Légende des 999 marches en pierre de Nahamagé".
Le Légende veut qu'il y a un peu plus de 2000 ans, l'empereur Wu de la dynastie chinoise Han ait emmené, avec lui, cinq ogres démoniaques, au Japon. Ces oni ont semé la terreur en volant les récoltes et en enlevant les jeunes femmes des villages d'Oga (NDLR : Déjà du harcèlement et de la violence sexuelle !) Les villageois se concertèrent et promirent de livrer aux démons toutes les jeunes femmes, s'ils arrivaient à construire, en une nuit et avant le chant du coq, un escalier en pierre de 1000 marches, depuis la mer jusqu'au temple Goshado, situé au sommet de la montagne.


Sinon, ils devraient quitter Oga, pour ne plus jamais y revenir. Les démons acceptèrent. Ils étaient en train de  réaliser la 999ème marche, lorsqu'un villageois imitant le chant du coq, annonçant l'aube prochaine, mit en déroute les ogres qui s'enfuirent, pour ne plus jamais remettre les pieds à Oga.
L'événement de Namahagé, qui vient de la croyance ancestrale que le passage des divinités au Nouvel An va apporter la bonne fortune, est récurrent au Japon.
En partant, retour aux réalités du quotidien. 
En récupérant nos bagages, à l'accueil du musée, l'employé de service nous demande si nous n'avons rien oublié… Non, rien. Pourquoi. Et celui-ci insiste : "Vous n'avez rien perdu ? Vraiment ?" "Non, non !" Et Monique fait l'inventaire de son sac. "Non, je ne vois rien…" 
Et le préposé, souriant de toutes ses dents, sort de son tiroir la pochette Longchamp de Monique, avec passeports, pass de trains et tout le budget du voyage !
Rien ne manquait évidemment et nous sommes certains qu'il n'a même pas eu la curiosité de savoir ce qu'il y avait dedans…
Eh oui, c'est celà aussi le Japon !
C'est confortable de se trouver dans une atmosphère de confiance. 
Mais attention à l'atterrissage à Roissy, où ce sera aussi une autre réalité !
Nous prenons ensuite la navette pour nous rendre à l'aquarium Gao d'Oga.
Cet aquarium, situé le long de la côte de la péninsule d'Oga.


est un des plus beaux aquariums que j'ai jamais vu !


Et ce qui est rigolo, c'est de voir un petit requin prendre une raie pour transport en commun…


Enfin l'attraction de cet aquarium… ! L'ours blanc Gôta, facétieux au  possible et qui fait des cabrioles dans l'eau !

  


(à suivre…)






samedi 21 octobre 2017

" EN ROUTE POUR LA PRÉFECTURE D'AKITA"

Très chers amis,
Nous voici de retour, après avoir préparé, à Tokyo, l'exposition de Monique pour la fin novembre à Okinawa.
Comme je me suis aperçu qu'il y avait un légère perte d'engouement de votre part, sans hésiter et toujours avec la même envie de vous faire partager notre dépaysement, comme Corneille le fait dire à Polyeucte (Acte I, Scène Première), je répondrai sans hésitation :

"Vous me connaissez mal, la même ardeur me brûle,
Et le désir s'accroît quand l'effet se recule…"

Et j'ai donc laissé "du temps au temps".

Nous voici donc depuis jeudi soir dans la préfecture d'Akita, située au nord-ouest du Tohoku, chez nos amis Shunsuke et Svetlana, après 4h30 de voyage en train…


Le Tohoku a été sous les feux de l'actualité en 2011, à l'occasion du terrible tsunami ravageant sa côte orientale donnant sur l'Océan Pacifique…
En revanche, la côte occidentale du Tohoku, qui donne sur la mer du Japon, appelée yuki guni, ou le "pays des neiges", est encore à l'écart des circuits touristiques. C'est "Le Grand Nord", en raison de sa faible population et de son accès limité aux transports publics. 
Cette région, véritable "grenier à riz" du Japon, comprend de nombreux onsen (bains naturels d'eau chaude) et de très belles forêts.
Nos hôtes, tous les deux enseignants à l'Université Internationale d'Akita, nous ont réservé un hôtel à Nyuto Onsen, d'où nous pouvons voir le soleil se coucher sur la mer du Japon…

Prendre le bain, o furo… dedans et dehors à l'air frais ...

Dîner traditionnel…ici, à partir de 17h on devient complètement tatamisé, avec nos Yukata !
Et dodo… en arrivant dans votre chambre, les futons sont installés pour notre grand plaisir !

…nous allons nous empresser de tomber dans les bras de Morphée, pour nous suivre demain pour d'autres aventures !
Bonne nuit ! OYASUMINASAÏ !

(à suivre…)








mardi 17 octobre 2017

" LE TEMPS DE S'ACCLIMATER (2) "

Oui, mes amis, vous avez vu que nous n'étions ni seuls, ni en pays hostile ! Bien au contraire…
Ainsi Morphée m'a abstrait, pendant quelques heures de mon MacBook.
Car comme vous le voyez nous ne chômons pas…


Je vais essayer de vous transmettre ce que ma mémoire a enregistré à l'occasion de deux soirées gastronomiques.
La première chez Take et Takako, qui s'inquiétaient de notre… (eh oui !) retard !
Dîner entre amis et puis aussi dîner d'artistes… puisqu'outre notre "Monique internationale", il y avait Takeo et son épouse Michiru, tous deux grands illustrateurs et Take, aquarelliste hors pair…


L'art est une chose, mais ce qui est dans les assiettes aussi !

   
    Un nabe de poissons fantastique après quelques entrées remarquables et traditionnelles

Maintenant, à défaut d'avoir été avec nous, place au plaisir… des yeux…

    
    

Après cette superbe soirée d'échange, de souvenirs et pleine de projets…
Une nouvelle expo à Aix ? Oui ! avec les 4 artistes réunis… 
Puis, retour au bercail, en taxi, sans se perdre comme nous l'avons fait à l'aller…


Bonne nuit les petits !
おやすみなさい😴💤

(à suivre…)








lundi 16 octobre 2017

" LE TEMPS DE S'ACCLIMATER (1) "

Après avoir pris deux pleines journées de «farniente-à-la-faillard», c’est-à-dire : organiser à distance notre absence - ce qui est un peu la quadrature du cercle, car décalage horaire aidant, nous confondons la nuit et le jour - ce qui pour Monique est une promenade de santé, l'est beaucoup moins pour moi, car j'ai des centaines d'heure de retard ! 
Heureusement, comme le Petit-Poucet nous avons semé des cailloux entre Aix et Tokyo, et nous nous reposons sur la « tribu », vigilante et toujours prête à intervenir à la moindre turbulence… Quant à Miuccia, qui a des journées très difficiles quant au choix des canapés du salon, elle est entre les mains de Shahab. Donc aucune inquiétude à avoir, de ce côté-là :


Toutefois, nous en oublions de petit-déjeuner et même de déjeuner…
Vous rendez-vous compte que si on garde ce rythme nous allons revenir à Aix comme de véritables stockfischs, chers à César ?
Heureusement samedi soir, une sortie avait été organisée à Setagaya, chez nos plus vieux amis japonais, Take et Takako, qui, en 1981, nous ont fait découvrir et aimer leur Pays du Soleil Levant. À l'occasion de ce premier voyage, je ne peux m'empêcher de vous livrer une anecdote à propos de cette date historique, pour les Français, et en même temps concernant notre visite au sanctuaire d'Ise.
Ise, c'est le plus sacré des sanctuaires shintoïstes, qui est démonté et reconstruit, à l'identique, tous les 20 ans (ce processus s'étant déroulé pour la dernière fois en 2013). Naiku, sanctuaire intérieur de l'Ise-Jingû renferme le miroir sacré en bronze, qui aurait été présenté, pour la première et dernière fois, au premier empereur, par la déesse du Soleil Amaterasu-Ômikami. Aussi lorsque le nouvel empereur succède à son prédécesseur, la légende dit qu'il vient à Ise passer sa première nuit avec la déesse du Soleil. Et alors que nous nous promenions dans l'enceinte des sanctuaires, nous tombons sur une délégation néo-zélandaise. Et c'est dans ce lieu que le premier Ministre de Nouvelle-Zélande nous apprend que les sondages sont très favorables à François Mitterrand, qui a toutes les chances de devenir président de la République. (Note de la Rédaction : vous voyez bien qu'il y a un lien entre le voyage en Nouvelle-Zélande de l'année dernière et celui de cette année au Japon !)
C'est en 1964, que cette amitié a débuté avec Take et Takako. Take qui, travaillant à l'agence d'architecture Sakakura, avait alors en charge le chantier de la résidence de l'ambassadeur du Japon à Paris, rue du Faubourg Saint-Honoré. Pendant que Takako prenait des cours de français avec ma mère. D'ailleurs, quand Takako nous écrit, j'ai un petit pincement au cœur, car je reconnais l'écriture de ma maman…
Cela fait 36 ans que nous ne manquons pas d'aller leur rendre visite et, en retour, nous avons eu la grande chance de les accueillir par deux fois, la dernière avec une superbe exposition à la clef des délicieuses aquarelles de Take… Et c'est eux qui nous ont initié aux mœurs, coutumes, savoir-vivre, essentiels dans ce pays des signes… Et pour s'y rendre, seuls, en bus, pas évident…


… surtout qu'au dernier moment, alors que je guette le 77, Monique voit le 86 qui va vers Shibuya, ce qui fait que je n'ai plus aucun repère ni de GPS !
Et l'aventure commence… Je me surprends à ne pas râler (entends-tu Christine ?) et je laisse les évènements prendre le dessus sur mon ego (entends-tu Julie ?)…
De toute façon, ça nous change du métro, avec lequel nous nous sommes principalement déplacés à chaque séjour.
Ce qui va vous permettre de voir, quand les feux passent au vert pour les piétons, qu'il y a beaucoup, beaucoup de monde au carrefour Hachikô devant la gare de Shibuya !




Et puis, avec le temps et l'expérience, surtout si nous sommes libres d'aller et venir où bon nous semble, dans le strict respect des codes, des cultures et des autres, surtout si l'on s'intéresse sincèrement à eux… tout est possible !
Et ce que nous avions déjà vécu en 2012, un an après le 11 mars 2011, où les côtes du Tohoku ont pris le tsunami de plein fouet (155 854 morts, 3 155 disparus et 400 000 personnes évacuées), toutes les personnes rencontrées de partout sont d'une extrême gentillesse, prévenantes, n'hésitant pas à détourner leur chemin pour vous accompagner… C'est ça le Japon et les Japonais, qui n'oublient jamais leurs amis… Belle leçon d'humilité pour les Occidentaux arrogants que nous sommes pour la plupart !
Ainsi au moment où nous arrivons sur la place Hachikô, du nom de ce chien qui, dans les années 20-30 attendit son maître, pendant plus de 10 ans…

 

… deux jeunes filles nous conduisent au terminal Nishi-guchi pour prendre le 21, direction Kamimachi où nous descendons. Nous avions oublié qu'à l'automne, il fait nuit noire à 6 heures du soir. Et trois ans après, plus aucun repère. Pas de WiFi. Plus de possibilité de communiquer avec nos téléphones mobiles. Tels des aventuriers dans un pays inconnu, mais… accueillant.
Dans ce quartier, l'éclairage public est faible. Toutefois au détour d'une ruelle, un Japonais, protégé de la pluie par son parapluie, comprend que nous sommes perdus et il fait l'effort de comprendre où nous voulons aller, grâce à l'adresse de nos amis. De là, il nous emmène chez un marchand de motos, d'où l'on peut joindre nos amis…


… Ouf ! et au moment où nous quittons le magasin, essoufflée, nous voyons arriver notre amie Michiru, qui est invitée avec son mari à passer la soirée chez les Takemura…

(il est près de 4 heures du matinal suite du dîner, tout à l'heure…)




samedi 14 octobre 2017

" CHEZ NOUS " AU JAPON

Mes chers amis, je vous dois des explications…
Je vous ai abandonnés, l’année dernière, sur la côte Est d’Australie, et j’ai "zappé" notre fabuleux séjour à Hong-Kong, en compagnie de notre merveilleux guide, Agatha, qui nous a fait découvrir sa ville, abandonnant pendant dix jours son travail… En fait, je ne retrouvais plus mes notes !
Aussi, à la demande réitérée de nombreux lecteurs, j’entamerai, début janvier la rédaction de notre voyage aux antipodes, en terminant par la fin de l’Australie et par Hong-Kong.
En attendant, je ne peux m’empêcher, soit, de vous faire découvrir pour certains, soit, de vous montrer, le Japon que Monique et moi-même fréquentons depuis plus de 30 ans, et que certains connaissent bien mieux que nous, mais d'une autre façon !
Le but officiel de notre séjour au Japon c’est l’exposition de Monique à Okinawa.
Oui, Setsuko-san, l’agent de Monique n’habite plus Tokyo, mais Naha à Okinawa, et elle lui a organisé une exposition dans la galerie d’un grand magasin. Ce qui est le rêve de tout artiste…
Deux jours avant notre départ, branle-bas de combat. 
Entretemps, Monique a rangé son atelier, qui n’est plus le "cafouche" de Notre-Dame, mais un véritable atelier de professionnel, avec toiles, cadres rangés et chevalets, tubes de peinture et couteaux prêts à servir ! "Tout arrive à point à qui sait attendre"
La veille du départ, cadres et tableaux empaquetés, sous-vêtements et effets personnels pour caler le tout… "Chanceux", comme disent si bien nos cousins québécois, nous avons, à notre disposition, 4 valises de 23 kg chacune ! Ce qui fait que j’ai accompagne Monique dans son "trip" : éviter de dormir la nuit, car c’est une perte de temps ! Oh ! pardon Isabelle, Florence, Charlotte et Benjamin… 
Et nous voilà fin prêts, pour être à l’heure pour le taxi qui nous emmène à l’aéroport.

Miuccia et Monique 1 heure avant le départ

Dans l’avion, seule l’odeur du café nous tire des bras de Morphée, avant de replonger dans un coma profond.

Par l'odeur du café alléchés…

Tuile, nous débarquons à Orly, avant de repartir 7 heures plus tard pour Tokyo, depuis Roissy…
Comme j’ai réveillé une vieille douleur à la hanche, en descendant les 6 valises, j’ai eu un "bonus" offert par Monique, pour une assistance jusqu’à Tokyo-Haneda. Le pied, à défaut de la hanche, mes amis !
Vol sans histoire avec deux films "Belle de Jour" - qui a énormément vieilli - et "Dalida" - très belle surprise - et le début des "Demoiselles de Rochefort" - dont on connaît toutes les chansons mises en musique par Michel Legrand - si ce n’est de fortes turbulences juste avant d’arriver à Tokyo. 
Revenons désormais au sujet qui devrait vous tenir en haleine jusqu’à la mi-décembre… LE JAPON !
Ainsi, nous voilà de retour au Pays du Soleil Levant. 

                                 Bonjour Tokyo !                                                                        Enfin arrivés à domicile !

À Tokyo depuis 2 jours, nous avons l’impression de n’avoir jamais quitté ce pays, bien que n’y étant pas retourné depuis 3 ans… Et contrairement à Sophia Coppola nous ne nous sentons nullement "Lost in Translation", même si la langue est toujours aussi compliquée ! Quant à l’écriture, toujours aussi fascinante, malgré une succession de signes dont il faut apprendre les codes pour la déchiffrer. Le reste "n’est qu’apprentissage…" 
Ici, en touriste, nous nous sentons chez nous…

Scène de la vie quotidienne

Ce sentiment est encore plus fort grâce aux artifices technologiques, à notre disposition : Internet, WhattsApp, Line, FaceTime, Skype, Apple, Google. GPS… "and so on" !
Nous sommes à la fois très éloignés de vous, mes chers amis et si près, comme si la Terre avait rétréci, alors que nous n'avons que 7 heures de plus que vous…
Paradoxe de notre époque, si proches physiquement, et ce "en même temps" - cher à notre président - avec ce refrain, en tête, de Jean Sablon  : "Vous qui passez sans me voir".
Nous sommes donc  "en même temps" si proches et si éloignés !
En attendant une petite collation avec Masaya-chan le fils de Mitsuyo-san, qui nous a accueillis, chouchoutés…

Le premier soir,  avec notre "famille" japonaise et Reiko-san (journaliste spécialiste de Sumo) avec un superbe "nabe" arrosé d'un vin blanc pétillant espagnol…


Kampai !

(à suivre)

dimanche 22 janvier 2017

BRISBANE ET LA CÔTE EST

Un nouvel avion nous conduit de Sydney à Brisbane.
Et nous sommes chanceux. Deux nouveaux amis, Elisabeth et Jaap, nous attendent pour nous faire découvrir la forêt tropicale du Queensland.
Nous délaissons la Gold Coast des surfeurs pour arriver à Eagle Heights sur le plateau de Tamborine Moutain. Le plateau est le résultat d'une éruption volcanique survenue il y a 25 millions d'année. Et il accueille aujourd'hui 7 000 habitants. N'oublions pas que nous ne sommes qu'à 30km de la Gold Coast et à 70km de Brisbane.
En route vers la Tamborine Rainforest Reserve, nous faisons une halte à la propriété viticole des O'Reilly's à Canungra Valley pour voir une multitude de Tortues d'eau douce qui s'ébattent dans la petite rivière au bas de la propriété.
Et puis sur la route du Parc National, nous rencontrons une Maman Kangourou et son Petit.
Puis nous arrivons à l'O'Reilly's Lodge de Rainforest Retreat, dans le Park Nationl de Lamington qui avec ses 200 variétés d'oiseaux, ses 500 chutes d'eau et ses 160 km de pistes a obtenu le statut d'Héritage Mondial.


Avant de s'enfoncer dans le Parc, nous profitons des perroquets près du Lodge…

      

Voici le profil de la forêt tropicale que nous avons visité…



… ou comment ça marche ?
Les vents Sud-Ouest dominants, venant de l'Océan Pacifique, balayent la face Nord-Est de McPherson Range. L'air chargé en humidité se refroidit, et en se condensant, il y a formation de brouillards qui tombent en pluie sur la forêt d'hêtre antarctique. Le vent mollissant sur les pentes Nord de la Chaîne McPherson, les chutes de pluies et l'humidité diminuent. Le réchauffement de la température sur des sols basaltiques vont permettre le développement de la végétation luxuriante de la forêt subtropicale humide. Plus au Nord, alors que les précipitations se raréfient, les plantes qui supportent mieux un climat plus sec remplacent la forêt subtropicale humide jusqu'à ce qu'on trouve des forêts clairsemées d'eucalyptus. C'est ainsi que plus on va vers le Nord, on trouve successivement: la forêt subtropicale humide tempérée, la forêt subtropicale humide fraîche, la forêt subtropicale humide chaude, la forêt subtropicale humide sèche, et enfin la forêt d'eucalyptus clairsemée.
Puis nous nous engageons sur la piste qui nous conduit dans la forêt subtropicale australienne… Et place à la féérie…





Les Black Booyong ou Argyrodendron trifolilatum sont une espèce d'arbres de la forêt subtropicale humide chaude qui se développent dans les grandes canopées, avec des écorces noires, disposées comme des écailles…


Et ces arbres sont enlacés dans un système de lianes, plantes grimpantes géantes, épaisses, qui s'attachent à leurs hôtes pour atteindre l'environnement riche et lumineux de la couche supérieure de la canopée de la forêt, tout en assurant à ces arbres une grande stabilité, par un enracinement profond. En outre ces lianes ne retirent rien de l'arbre hormis son soutien.

         

      

      

      

   

En quittant cette forêt exubérante, avec Joop et Elizabeth nous tombons sur des musky-rat-kangourous…

Désolé mes chers lecteurs du retard pris, dans la forêt subtropicale humide australienne, car j'étais en panne d'ordinateur… !
(à suivre…)